« Il faut être précis et rigoureux, nous créons de l’artisanat industriel. »

Il y a quatre ans, si on avait dit à Séverine qu’elle enchainerait une Mention Complémentaire « Soudure » à la suite de son bac pro « Technicien en chaudronnerie industrielle », elle n’y aurait pas cru.

« J’intègre la formation à 24 ans, après avoir débuté une carrière dans la coiffure où je déchante car je ne m’épanouie pas. Suite à un bilan de compétence dont il ressort que la minutie et la patience définissent mon métier « idéal », je découvre la chaudronnerie lors de la visite du Pôle formation Auvergne. Je fais un stage d’observation qui confirme mon intérêt pour ce domaine. Ce qui me plait ? Il faut être précis et rigoureux, tout se calcule au millimètre près ».

Marques de vernis sur le ligne de prod'

En alternance à Valeo Issoire, Anaïs Marques vise à 24 ans une nouvelle vie grâce à l’apprentissage en industrie, et sort les griffes face aux clichés.

C'est une pilote de ligne qui a les deux pieds bien sur terre. Anaïs Marques n'a cependant rien à voir avec l'aviation. Son truc à elle, c'est la production industrielle. Et l'apprentissage qui va avec, au Centre de formation des apprentis de l'industrie (CFAI), à Cournon.

Son BEP comptabilité, puis vente, l'ont envoyée toucher la galère, multipliant les missions d'intérim. Elle n'en voulait plus. Aujourd'hui, à 24 ans, elle a tiré un trait sur son passé, et regarde devant. Loin devant. « Après le bac pro, j'aimerais faire un BTS, à nouveau en alternance. Je suis ambitieuse, je veux aller chercher le meilleur pour ne plus galérer. Quand on voit comment ça se passe maintenant… Finalement, ce que j'ai fait avant m'a peut-être conduit ici. »

De l'échec à la mention "Très bien"

Théophile Blaize a 22 ans. Enchanté par son bac professionnel en alternance dans le secteur de l’usinage, il est aujourd’hui en deuxième année de BTS. Ce Puydômois fait des allers-retours quotidiens quinze jours dans le mois pour se rendre à son centre de formation à Montluçon. Si ce n’est pas de la motivation !

«Si en terminale littéraire on m'avait dit "tu seras tourneur-fraiseur", ça m'aurait étonné ! Je ne savais même pas que ça existait. » Et pourtant, cela l'aurait sûrement rassuré. Parce qu'au lycée général, Théophile Blaize est un peu perdu. Il s'y rend sans conviction, poussé par ses parents et par un intérêt pour les belles-lettres. Mais il ne voit pas où ces études pourraient le mener et les trop nombreux cours le lassent. En 2010, c'est l'échec au baccalauréat qui annonce une année de désorientation, entre petits boulots et interrogations.

Derrière la machine...il prend la main

Analyser, concevoir, réaliser, tester. Tout au long de la chaîne de production, Mickaël Le Bras apprend à mettre en forme ses projets liés aux systèmes automatiques, le tout, dans les conditions du réel.

Au CFAI (Centre de formation d'apprentis de l'industrie) de Cournon d'Auvergne, Mickaël Le Bras a trouvé ce qu'il cherchait depuis longtemps.

Le jeune homme aime son nouvel équilibre. Du côté de son planning mensuel, la mécanique est bien huilée : deux semaines de formation et deux semaines de travail au sein de la filière Limagrain Céréales Ingrédients.

Il est tombé dans la marmite tout petit

Elève au Centre de Formation d’apprentis de l’industrie (CFAI) de Cournon d’Auvergne, Victor Tison, 20 ans, entame sa deuxième année en bac professionnel « technicien et chaudronnerie industrielle ». Une première étape avant de s’envoler vers sa vie professionnelle.

Trouver sa voie professionnelle peut parfois redonner des ailes. Un adage que Victor Tison a fait sien, lui qui se prend désormais à rêver de filière aéronautique.